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Les nouveautés
fiscales 1998
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AVIS AUX LECTEURS
Le
présent texte constitue un ouvrage de référence faisant
partie intégrante de la "Banque de textes
juridiques historiques" du Réseau juridique
du Québec.
L'information
disponible est à jour à la date de sa rédaction seulement
et ne représente pas les changements législatifs et
jurisprudentiels en vigueur depuis sa rédaction.
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Extrait de Vous et
vos impôts, édition 1998-1999, collectif,
Édibec inc.,
1998, 224 pages. Adapté et mis à jour par
Me Michel
Durand, avocat. Reproduit avec l'autorisation de Édibec
inc.
Contenu
Introduction
Les déclarations
de revenus
Introduction
Les Québécois sont lourdement imposés
sur leurs revenus. En fait, chaque dollar gagné au
dessus de 29 590 $ de revenus imposables est imposé
à au moins 45,56 %. Ce taux d'impôt marginal
fédéral-provincial atteint 52,62 % pour les
revenus excédant 62 196 $. Bien connaître les
allégements fiscaux qui s'appliquent à votre
situation personnelle et à vos différents revenus
vous permet d'en profiter lors de la production de vos déclarations
de revenus. Mais le cadre fiscal des contribuables québécois
change d'année en année et il est parfois difficile
de rester au fait des dernières modifications. Voici
donc les principales mesures fiscales annoncées par
les gouvernements en 1997 et 1998 et qui concernent vos impôts
1998.
Les déclarations
de revenus
Au
fédéral et au provincial
- Le montant d'une allocation de départ transférée
dans un REÉR, de même que les cotisations
à un REÉR ou à un régime de
pension agréé n'ont plus à être
ajoutés au revenu imposable d'un contribuable pour
l'application de l'impôt minimum de remplacement.
Cette mesure est rétroactive à l'année
d'imposition 1994.
- Un étudiant peut maintenant réclamer un
crédit d'impôt fédéral de 17
% et un crédit d'impôt provincial de 23 %
des intérêts payés dans l'année
sur un emprunt remboursé selon les termes et modalités
établis en vertu de la Loi fédérale
sur les prêts aux étudiants ou de la Loi
sur l'aide financière aux étudiants.
- Au fédéral, le montant des intérêts
payés dans une année qui n'est pas pris
en considération dans le calcul du crédit
d'impôt auquel a droit l'étudiant pour cette
année pourra donner droit à un crédit
d'impôt au cours des cinq années d'imposition
suivantes. Au provincial, il pourra donner droit à
un crédit d'impôt pour toute année
d'imposition ultérieure.
- Il est maintenant possible pour un chef de famille monoparentale
qui poursuit des études à temps partiel
ou pour un couple dont les conjoints poursuivent simultanément
des études à temps partiel de bénéficier
de la déduction pour frais de garde d'enfants,
au fédéral, et du crédit pour frais
de garde d'enfants, au provincial.
- En général, seul le parent dont le revenu
est le moins élevé peut réclamer
la déduction, au fédéral, ou le crédit,
au provincial, pour frais de garde d'enfants. Pour un
couple dont l'un des conjoints poursuit des études
à temps partiel, le conjoint ayant le revenu le
plus élevé peut avoir droit à ces
allégements, sous réserves de certaines
limites, tant que son conjoint est aux études.
- La liste des frais médicaux admissibles au crédit
d'impôt pour frais médicaux comprend maintenant
les coûts de formation liés aux soins d'un
proche parent à charge handicapé.
- Les ergothérapeutes et les psychologues peuvent
désormais certifier l'admissibilité d'un
contribuable au crédit d'impôt pour handicapé,
au fédéral, et pour personne atteinte d'une
déficience physique ou mentale, au provincial.
- Les frais de déménagement que peut déduire
un contribuable se rapprochant d'au moins 40 kilomètres
de son nouveau lieu de travail incluent dorénavant,
sous réserves de certaines limites, certains frais
d'entretien de l'ancienne résidence laissée
inoccupée, tels les intérêts hypothécaires
et les impôts fonciers.
- Les frais de réinstallation assumés par
un employeur lors du déménagement d'un employé,
auparavant exonérés d'impôt, doivent
désormais être inclus dans le calcul du revenu
de l'employé. Toutefois, la première tranche
de 15 000 $ des frais assumés par l'employeur pour
compenser la perte subie par l'employé lors de
la vente de son ancienne résidence n'est pas imposable.
De plus, seule la moitié de l'excédant de
15 000 $ entre dans le calcul du revenu de l'employé.
Au fédéral
seulement
- Le crédit personnel de base et le crédit
pour conjoint (ou le crédit équivalent,
le cas échéant) sont augmentés d'un
supplément de 500 $ chacun. Toutefois, ces suppléments
de 500 $ sont réduits de 4 % du revenu du contribuable
excédant 6 956 $.
- La surtaxe générale de 3 % est réduite
pour les contribuables dont les revenus sont inférieurs
à 65 000 $. En 1999, elle sera abolie pour les
contribuables dont les revenus seront inférieurs
à 50 000 $ et sera réduite pour ceux dont
les revenus se situeront entre 50 000 $ et 65 000 $.
- Le plafond de la déduction pour frais de garde
d'enfants passe de 5 000 $ à 7 000 $ dans le cas
d'enfants de moins de sept ans et de 3 000 $ à
4 000 $ dans le cas d'enfants de sept à seize ans.
- Un nouveau crédit permet à un contribuable
qui prend soin d'un parent ou d'un grand-parent de plus
de 65 ans qui vit sous son toit ou d'un proche parent
déficient à charge de réduire son
impôt fédéral. Le montant de la réduction
peut atteindre 400 $. Le crédit est toutefois réduit
du montant du revenu net de la personne à charge
excédant 11 500 $.
- Il est dorénavant possible à un travailleur
autonome de déduire de son revenu d'entreprise,
sous certaines conditions, les cotisations versées
à des régimes complémentaires d'assurance-maladie
et d'assurance-soins dentaires pour lui-même, son
conjoint et ses enfants.
- Pour un étudiant à temps plein, le montant
mensuel à partir duquel est calculé le crédit
d'impôt pour études est haussé à
200 $. Le crédit équivaut donc à
17 % de 200 $.
- D'autre part, jusqu'en 1997, seul un étudiant
à temps plein pouvait bénéficier
du crédit d'impôt pour études. À
compter de 1998, un étudiant à temps partiel
peut désormais se prévaloir de ce crédit.
Dans ce cas, le crédit équivaut à
17 % de 60 $ pour chaque mois au cours duquel l'étudiant
suit un cours d'une durée d'au moins trois semaines
consécutives et comptant au moins 12 heures de
cours par mois. Un étudiant admissible peut demander
soit un crédit pour études à temps
partiel, soit un crédit pour études à
temps plein pour un mois donné, mais non les deux.
Au provincial seulement
- Un contribuable peut désormais choisir entre
le régime d'imposition général et
un nouveau régime d'imposition simplifié.
- Un montant forfaitaire de 2 350 $, offert dans le nouveau
régime d'imposition simplifié remplace plusieurs
des crédits d'impôt et des déductions
offerts dans le régime d'imposition général.
- Il est possible pour les conjoints optant pour le nouveau
régime d'imposition simplifié de produire
leur déclaration de revenus sur un seul formulaire.
- Il est dorénavant possible d'appliquer le remboursement
d'impôt payé en trop d'un conjoint contre
le solde dû de l'autre conjoint.
- À compter de 1998, la table d'imposition des
particuliers comprenant cinq taux d'imposition, les surtaxes
et la réduction d'impôt sont remplacées
par une nouvelle table d'imposition ne comptant que trois
taux d'imposition.
- Le taux de 20 % des crédits d'impôt non
remboursables est majoré à 23 %.
- Les différents seuils de réduction servant
à établir les montants des crédits
remboursables pour taxe de vente du Québec, pour
frais de garde d'enfants et pour le remboursement d'impôts
fonciers, de même que le seuil de récupération
de la réduction d'impôt à l'égard
des familles, sont remplacés par un seuil unique
de réduction de 26 000 $. De plus, le revenu considéré
aux fins de ces crédits, pour la réduction
d'impôt à l'égard des familles et
pour les crédits accordés pour une personne
vivant seule, en raison de l'âge et pour revenus
de retraite est désormais le revenu net familial.
- Le montant maximal de la réduction d'impôt
à l'égard des familles passe de 970 $ à
1 195 $ dans le cas d'une famille monoparentale partageant
son logement avec un autre adulte, soit le même
montant que celui accordé à une famille
monoparentale ne partageant pas son logement.
- Le plafond du revenu annuel applicable au total des
dons de bienfaisance d'un contribuable passe de 20 % à
75 % de son revenu, sauf pour l'année de son décès
et pour l'année précédente pour lesquelles
le plafond passe de 20 % à 100 % de son revenu.
D'autres nouvelles mesures fiscales sont également
prévues lorsque l'objet d'un don est un bien ayant
un lien direct avec la mission du donataire.
- Le crédit d'impôt pour personne à
charge atteinte d'une infirmité mentale ou physique,
autre qu'un enfant ou un petit-enfant, ne peut plus être
demandé pour une année, à l'égard
d'une personne qui n'a résidé au Canada
à aucun moment dans l'année.
- Le taux applicable au titre de l'impôt minimum
de remplacement (IMR) est augmenté de 20 % à
23 %. De plus, l'IMR n'a plus à être calculée,
ni à être payée, le cas échéant,
par un particulier choisissant le nouveau régime
simplifié d'imposition.
À jour au 20 décembre 1998
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présent texte constitue un ouvrage de référence
faisant partie intégrante de la "Banque
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et jurisprudentiels en vigueur depuis sa rédaction.
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Avis. L'information présentée ici est de
nature générale et est mise à votre
disposition sans garantie aucune notamment au niveau de
son exactitude ou de sa caducité. Cette information
ne doit pas être interprétée comme
constituant des conseils juridiques. Si vous avez besoin
de conseils juridiques particuliers, vous devriez consulter
un avocat.
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