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Création entreprise
Les 28 avantages et 4 inconvénients
de s'incorporer
Luc Audet,
avocat et conseiller d'affaires Audet & Associés
Avocats Inc., Montréal.
A. Introduction
B. Les
trois modes pour créer une entreprise au Québec
C. Les
28 avantages de s'incorporer
D. Quatre
désavantages de s'incorporer
E. Quelle juridiction choisir ?
F- Les étapes de l'incorporation
G- Votre entreprise opère déjà
et vous voulez l'incorporer ?
H. Conclusion
A. Introduction
Au Québec, on peut créer son entreprise à but lucratif,
même créer sa micro entreprise, sous trois modes d'exploitation
: l'entreprise individuelle, la société de personnes et la
société par actions, mieux connue sous le nom de compagnie.
Nous vous expliquerons sommairement chacun de ces modes, puis
nous vous exposerons les 28 avantages de créer une compagnie
pour exploiter une entreprise. Nous vous ferons part des 4
désavantages que comporte l'incorporation. Enfin, nous vous
guiderons dans le choix de juridiction de votre compagnie:
une fédérale, une provinciale ou une compagnie étrangère ou
offshore.
Si vous Googlez CRÉATION ENTREPRISE vous aurez beaucoup de
"comment" mais très peu de "pourquoi".
C’est pour répondre au pourquoi que nous avons écrit cet article.
B.
Les trois modes pour créer une entreprise au Québec
Voici les trois modes :
- Entreprise individuelle
Dans ce mode d'exploitation, le propriétaire fait affaire
seul. Pour ce faire, il n'y a aucune formalité particulière,
outre l'immatriculation et l'enregistrement pour la TPS
et la TVQ, le cas échéant, sauf s'il fait affaires autrement
que sous son nom. Ses actifs personnels et ceux de son entreprise
ne font qu'un : l'entreprise et lui ne font qu'un et tous
ses biens personnels peuvent être saisis par les créanciers
de son entreprise. C'est le mode d'exploitation le moins
cher à réaliser, le moins flexible et le plus risqué en
termes de responsabilité.
- Société de personnes
Lorsque plusieurs personnes exploitent ensemble
une entreprise, il s'agit d'une société de personnes. Il existe
principalement trois types de société de personnes : la société
en nom collectif, la plus courante, la société en commandite,
jadis chère aux promoteurs immobiliers et la société en participation,
qui est en fait une société en nom collectif dont on n'a pas
respecté les formalités la loi.
Généralement, le choix d'exploiter
une activité à but lucratif par le mode de la
société de personnes résulte soit de
l'optimisation d'avantages particuliers, soit de l'impossibilité
d'exploiter en compagnie (comme, anciennement, les avocats,
notaires, médecins etc.) ou de l'ignorance. Cependant,
le Code des professions a été amendé
le 21 juin 2001 afin de permettre à tout ordre professionnel
d'autoriser ses membres, par l'adoption d'un règlement,
à exercer leurs activités professionnelles au
sein d'une société en nom collectif à
responsabilité limitée (S.E.N.C.R..L.) ou d'une
société par actions.
Il existe d'autres types de sociétés, dont la société
nominale ou de dépenses, la société de fait et la coentreprise,
aussi appelée "joint venture". Mais leur utilisation demeure
la solution pour des cas d'espèce qui débordent la portée
du présent rapport.
Le véhicule qu'est la Société de personnes comporte
certains avantages, mais, de façon générale, il n'optimise
pas les possibilités. De plus, le coût de création d'un bon
contrat de société est supérieur au coût de l'incorporation.
Il n'y a donc pas d'économie à l'horizon.
- Compagnie
La compagnie est une société par actions, ayant
une personnalité indépendante et capable de certains droits
et sujette à certaines obligations. Puisqu'elle a sa propre
existence, elle a la faculté de faire affaires : acheter,
vendre, engager des employés, emprunter, prêter et posséder
des biens. Elle a également ses propres règles en matière
d'impôt et doit produire ses propres déclarations. Elle est
identifiable car son nom d'entreprise doit comporter un des
éléments distinctifs suivants: inc., incorporé, Ltée, limitée,
Corporation ou s.a..
La compagnie agit par l'intermédiaire d'humains
et ses affaires sont administrées par son conseil d'administration.
Une ou plusieurs personnes peuvent exploiter une
entreprise par l'intermédiaire d'une compagnie.
Contrairement à la croyance populaire, il n'est
pas automatiquement avantageux de s'incorporer. Une autre
fausse croyance: on s'incorpore seulement pour sauver de l'impôt.
Bien qu'habituellement, les principaux avantages de s'incorporer
soient le fractionnement du revenu, la planification successorale,
le report d'impôt et l'exemption du gain en capital pour le
premier 750 000,00$ au cas de vente de notre entreprise (sous
certaines conditions), il faut avoir un regard global pour
valider le choix du mode d'exploitation d'une entreprise.
Par exemple, même si s'incorporer ne fera pas économiser d'impôt,
il peut néanmoins être avantageux de s'incorporer.
C. Les 28
avantages de s'incorporer
Les voici. À vos marques, prêts, partez !
- L'avantage fiscal "classique" : Si votre
entreprise génère plus d'argent que vous en avez besoin
pour vivre, il vaut mieux laisser ce surplus accumuler dans
une compagnie, car il reste plus d'argent disponible pour
investir. Généralement, on prétend que si une entreprise
génère moins de 100 00,00$ de revenus nets avant impôt,
et/ou que l'actionnaire a besoin de tout ce revenu pour
vivre, il n'y a pas d'avantage fiscal à être incorporé.
Néanmoins, peut-être que l'un ou l'autre des 27 autres avantages
énumérés ci-après justifiera l'incorporation.
- Image projetée : l'image de professionnalisme
projetée par une compagnie est très supérieure à celle projetée
par un individu faisant affaires seul.
- Injection de capital : un investisseur accepte
beaucoup plus facilement de mettre de l'argent dans une
compagnie, car il pense que l'argent servira à l'entreprise
et non à payer des dettes personnelles de l'individu. Il
peut même s'en assurer.
- Pouvoir d'emprunt : la compagnie a ses propres
actifs et passifs, et donc a sa valeur propre. Il est plus
facile, ou moins difficile, pour une compagnie d'emprunter
que pour un particulier, car, entre autres, les dettes personnelles
des actionnaires ne sont pas les dettes de la compagnie.
Les patrimoines sont séparés.
- Garanties : la compagnie peut donner l'universalité
de ses biens en garantie d'un prêt, alors qu'un individu
ou une société peut le faire plus difficilement. Il faudra
inclure certaines choses et en exclure d'autres. Ça rend
le processus plus compliqué.
- Répartition des profits : il est plus facile
de répartir des revenus par l'intermédiaire d'une compagnie.
Il suffit que les individus à qui nous les destinons soient
actionnaires.
- Taux d'imposition : plutôt que d'avoir un taux
d'imposition progressif comme pour les particuliers, les
taux d'imposition sont fonction du type de revenus générés.
Il n'y a donc pas le danger de "faire 1$ de plus et d'être
hyper-imposé", du moins pour les premiers 500 000,00$ de
revenus nets.
- Taux d'imposition avantageux : pour l'entreprise
exploitée activement via une compagnie, sous certaines conditions,
les gouvernements vous réservent une belle surprise: seulement
19% d'impôt sur les premiers 500 000,00$ de revenus pour
l'année 2010.
- Achat d'actifs vous appartenant personnellement
: il est possible de vendre à sa compagnie des actifs vous
appartenant personnellement et d'être payé en actions ou
en argent, sans avoir à payer d'impôt, si vous respectez
les critères.
- Normalisation des revenus : les entrées de revenus
provenant d'une entreprise peuvent être en dents de scie
: tantôt c'est très occupé, tantôt c'est le calme plat.
La compagnie peut vous aider à normaliser vos revenus en
laissant accumuler l'argent dans cette structure et en vous
la versant régulièrement.
- Fractionnement du revenu : par l'intermédiaire
d'une compagnie, il est plus facile de payer un revenu à
son conjoint, à ses enfants majeurs et à ses proches et
ces revenus sont imposables entre les mains de celui qui
le reçoit. À cause du taux progressif d'impôt pour les particuliers,
il peut être avantageux de ce servir de cet outil, si ces
personnes ne sont pas déjà imposées au taux maximum.
- Crédit pour dividendes : les gouvernements
accordent un crédit pour dividende à l'actionnaire. Par
ce crédit pour dividendes, les autorités fiscales veulent
rééquilibrer la situation fiscale entre un actionnaire recevant
de l'argent dans ses poches, versus l'individu qui n'est
pas incorporé et qui reçoit son argent directement. Par
contre, puisque le taux de crédit est supérieur à ce qu'il
devrait être pour qu'il y ait équivalence, il en résulte
en un léger avantage pour le contribuable incorporé, dépendamment
de son taux marginal d'imposition et du taux d'imposition
de la compagnie.
- Exemption de gain en capital : la vente d'actions
admissibles de petite entreprise exploitée activement donne
droit à une exonération de 750 000,00$ de gain en capital,
lorsque certaines conditions sont remplies. Pour un gain
de 750 000,00$, il s'agit d'une économie d'environ 150 000,00$!
(certaines conditions s'appliquent). Si votre conjoint a
également investi dans la compagnie, vous pourriez doubler
cette exonération de 750 000$ pour gains en capital.
- Planification successorale et fiscale : la compagnie
permet de tirer avantage au maximum d'une planification
successorale et fiscale, car bien des moyens classiques
sont impossibles en dehors d'une compagnie. Entre autres,
le choix d'une fin d'exercice financier bien choisie permet
de différer de l'impôt pour une période de temps.
- Gel successoral : grâce à la compagnie, la plus-value
de votre entreprise peut être transférée à une personne
liée, tout en différant l'impôt qui serait payable par ailleurs.
- Administration : parce que les compagnies sont
mieux structurées et ont un encadrement juridique plus complet,
l'administration d'une entreprise incorporée est plus facile
et plus rigoureuse.
- Expansion : à cause de la facilité accrue à l'accès
à de nouveaux capitaux et grâce aux garanties que peut accorder
une compagnie, l'expansion d'une entreprise incorporée est
plus facile.
- Décès du dirigeant : les activités
de l'entreprise sont moins vulnérables au cas de décès du
dirigeant, à plus forte raison si la vie de ce dirigeant
était assurée. Les héritiers ont habituellement le choix
de continuer les opérations ou de vendre. Cet avantage existe
parce que l'individu n'est pas l'entreprise : c'est la compagnie
qui est l'entreprise.
- Subventions : attention ! beaucoup de subventions
ne sont offertes qu'aux compagnies. Vérifiez !
- S'embaucher soi-même : la compagnie est si
flexible qu'elle permet d'embaucher son actionnaire et de
lui verser des dividendes, salaires et autres avantages.
Réduisez vos impôts !
- Parts divisibles et transférables : vous
pouvez diviser la propriété d'une compagnie comme vous le
voulez et pouvez encadrer son transfert comme vous le voulez,
avec à peu près pas de contraintes. C'est beaucoup plus
difficile avec les autres modes d'exploitation.
- Nom d'entreprise mieux protégé :
le nom d'une compagnie est mieux protégé que le nom dit
d'emprunt d'une société ou d'une entreprise individuelle,
car les critères pour le choix sont plus sévères. Par conséquence,
le nom d'une compagnie est habituellement plus distinctif.
De plus, si on s'incorpore sous la juridiction fédérale,
notre nom d'entreprise est protégé dans toutes les provinces
du Canada car à chaque fois qu'une compagnie, fédérale ou
provinciale, désire adopter un nom d'entreprise comme le
vôtre, votre enregistrement y fera obstacle.
- Effet structurant : se constituer en société par
actions, acheter des actions, être administrateur de compagnie,
être officier de compagnie, sont tous des gestes à portée
émotive et psychologique très forte. On dit "fort et haut
à tout l'univers" qu'on est en affaires pour y rester. Souvent,
la signature des résolutions d'organisation de la compagnie
crée un momentum spécial qui marque l'envol de l'entreprise
sur des bases solides.
- Structure permanente : une compagnie n'est pas
affectée par le décès, le retrait ou la démission d'un membre
de sa structure.
- Un étranger ne peut devenir actionnaire sans
votre consentement : contrairement aux sociétés en nom
collectif ou en participation, pour qui la loi prévoit qu'un
associé peut se joindre un sous-associé sans le divulguer
aux autres associés, un actionnaire ne peut transférer ses
actions sans l'approbation des autres, dans le cas d'une
compagnie privée ou fermée, qui s'appelle depuis septembre
2005 un émetteur fermé.
- Employés : puisque la compagnie implique
une structure permanente, le mode d'exploitation par compagnie
engendre généralement chez les employés une attitude de
confiance dans l'avenir, donc plus de stabilité et moins
de roulement dans le personnel.
- Au cas de problème
: puisque la compagnie
est indépendante de vous, si elle doit de l'argent
et que vous n'avez pas garanti personnellement la dette,
vous n'en serez pas responsable si la compagnie n'a pas
de liquidités pour payer. Mais attention, l'écran
que constitue la compagnie peut être levé si
la compagnie a servi à masquer la fraude, l'abus
de confiance ou un délit contre l'ordre public. C'est
ce qu'on appelle la levée du voile corporatif. De
plus, les administrateurs sont généralement
responsables personnellement des déductions à
la source ainsi que les taxes à la consommation :
TPS et TVQ, si la compagnie n'a pas fait les remises appropriées
et est insolvable.
- Succès : à cause des nombreux avantages
d'exploiter une entreprise par l'entremise d'une compagnie,
statistiquement, ce type d'entreprise a de bien meilleures
chances de succès.
D- Quatre
désavantages de s'incorporer
Oui, il n'y a pas que des avantages à l'incorporation. Voici
quatre désavantages :
- Frais d'incorporation : une compagnie provinciale,
une compagnie fédérale et même une compagnie Offshore
coûtent de l'argent. Il s'agit de frais juridiques et de
frais comptables. En plus des frais d'incorporation, payables
une seule fois, il y a des frais annuels pour la préparation
et la production de rapports et de documents. Ils sont généralement
faits par des professionnels, donc engendrant des frais
additionnels.
- Contrôle gouvernemental : toutes les compagnies
ont l'obligation de produire des documents et des rapports.
Ils ont pour utilité de permettre aux gouvernements d'exercer
un contrôle et une surveillance sur les compagnies. En plus,
plus la compagnie grandit, plus on l'examine…
- FSS et Loi sur la formation : notre bon gouvernement
provincial prélèvait annuellement une taxe sur la valeur
des actifs des compagnies, qui varie selon les activités
de la compagnie concernée. Cette taxe a été abolie le 1er
janvier 2011. Même si ce désavantage a disparu, il faut
cotiser au Fonds de Service de Santé, ce qui peut représenter
des sommes importantes. Par ailleurs, si notre masse salariale
dépasse 250 000,00$, on doit consacrer obligatoirement 1%
de cette masse à la formation, sur certaines conditions…
- Secret des opérations de l'entreprise :
puisque généralement, dans une compagnie, les "grands secrets"
doivent être partagés au nom de l'efficacité, plus de gens
sont au courant de ces fameux "grands secrets", plus ils
risquent d'être dévoilés.
E- Quelle juridiction choisir ?
Nous pouvons choisir d'incorporer une compagnie au niveau
provincial, au niveau fédéral, ou sous des juridictions plus
exotiques y compris les fameuses compagnies Offshore, les
paradis fiscaux. Il existe certains cas d'exception, comme
les banques, les stations de télévision, etc., qui n'ont pas
le choix de la juridiction. Mais pour la très vaste majorité
des entreprises, vous avez le choix de la juridiction. Quels
sont les critères à analyser?
Voici les choix possibles :
- On s'incorpore au provincial : si on prévoit
faire affaires que dans la province; ou la compagnie est
propriété de non-résidents et administrée par eux; ou il
s'agit d'une filiale d'une compagnie provinciale; ou on
veut économiser quelques centaines de dollars de frais et
on ne veut pas protéger notre nom d'entreprise dans les
autres provinces du Canada. Il est à noter que la loi des
compagnies du Québec est actuellement en rénovation majeure
et il sera beaucoup plus avantageux de s’incorporer au provincial.
- On s'incorpore au fédéral : si on
prévoit faire affaires en dehors de la province; ou on veut
maximiser la protection des actionnaires minoritaires; ou
il s'agit d'une filiale d'une compagnie fédérale; ou on
veut pouvoir dissoudre rapidement cette compagnie; ou on
veut faire des contrats avant que la compagnie existe, ou
on n'a pas le choix à cause des activités de la compagnie
( banque, station de télévision etc.) . Enfin, on s'incorpore
au Fédéral si on veut protéger notre nom d'entreprise à
la grandeur du Canada.
- On a recours aux compagnies Offshore : pour
des raisons particulières et dans certaines circonstances
qui ne font pas l'objet de ce rapport. Dans l'étude de cette
question, on a souvent tendance à oublier que le Delaware
est, dans une certaine mesure, l'un de ces paradis. Il a
en plus l'avantage d'être bien plus prêt de nous.
F- Les étapes de l'incorporation
Vous avez décidé de vous incorporer. Quelles
sont les étapes ? Voici un résumé :
- Décider de la juridiction : Fédérale,
provinciale, américaine ou autre;
- Choisir un nom de compagnie qui soit distinctif,
disponible et conforme aux lois applicables;
- Effectuer la vérification de la disponibilité
du nom choisi et du nom de domaine qui en découle;
- Réserver le nom de compagnie auprès
de la juridiction choisie et de la juridiction dans laquelle
on veut faire affaires;
- Enregistrer le nom de domaine;
- Rédiger les statuts constitutifs de la compagnie,
les divers formulaires et annexes de façon à
maximiser les possibilités;
- Procéder au dépôt des statuts
de la compagnie;
- Se procurer un registre corporatif (livre des minutes);
- Organiser juridiquement la compagnie : nommer les
administrateurs, les officiers, émettre les actions,
etc.;
-
Immatriculer la compagnie auprès du Gouvernement
du Québec;
- S’enregistrer pour la TPS-TVQ et la DAS, le cas
échéant.
Les démarches qui vous resteront à accomplir
alors sont l'obtention des numéros de taxes, d'employeur,
etc.
ATTENTION !!!
La compagnie privée et la compagnie fermée sont morts,
vive l'émetteur fermé !
De nouvelles règles importantes s'appliquent depuis septembre
2005 en matière d'incorporation. Si vous avez déjà eu un modèle
de charte de compagnie, assurez-vous qu'il respecte ces nouvelles
dispositions, car si ce n'est pas le cas, il vous en coûtera
plus cher de corriger votre charte de compagnie plutôt que
de l'avoir fait préparer par un avocat compétent en la matière.
Les autorités gouvernementales imposent une date butoir de
correction des chartes de compagnies.
G- Votre entreprise opère déjà et
vous voulez l'incorporer ?
Attention !
Si votre entreprise opère déjà sous la forme d'une entreprise
individuelle (mode B-i ci-haut) ou sous la forme d'une société
de personnes (mode B-ii ci-haut), vous ou la société de personnes,
selon le cas, devrez vendre l'entreprise à la compagnie, ce
qui pourrait entraîner des conséquences fiscales, si le montage
n'est pas fait correctement, par roulement fiscal. Assurez-vous
d'être bien conseillé! Faire cette transaction selon les règles
juridiques et fiscales peut coûter entre 5 000,00$ et 10 000,00$.
H- Conclusion
Nous avons vu qu'il y a beaucoup d'avantages à s'incorporer.
Malgré tout, chaque cas est un cas d'espèce. Les avantages
surpassent habituellement les inconvénients, et de beaucoup.
Cependant, avant de prendre votre décision, nous insistons
pour que vous vérifiez avec votre avocat et votre comptable
pour vous assurer de l'impact fiscal et des autres conséquences
de ce mode d'exploitation d'une entreprise.
Évidemment, nous vous suggérons de confier à un avocat spécialisé
en droit des affaires le mandat de vous incorporer. Bien souvent,
des statuts d'incorporation mal rédigés par un particulier,
ou une ressource externe non spécialisée, coûtent bien plus
cher à corriger qu'il n'en coûte pour les faire préparer par
un professionnel.
Création entreprise : avocat droit des affaires !
Que ce soit pour une compagnie provinciale, une compagnie
fédérale ou une compagnie Offshore y compris une compagnie
américaine, nous pouvons vous aider. Téléphonez-nous pour
savoir comment !
Dernière mise à jour : 5 décembre 2011.
Avis : L'information
présentée ci-dessus est de nature générale et est mise à votre
disposition sans garantie aucune notamment au niveau de son
exactitude ou de sa caducité. Cette information ne doit pas
être interprétée comme constituant un ou des conseils ou avis
juridiques. Si vous avez besoin de conseils juridiques particuliers,
veuillez consulter un avocat ou un notaire.
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