En arrivant au Laboratoire de cyberjustice, j’ai découvert un ensemble de projets mobilisant l’intelligence artificielle au service de la justice. Mon premier réflexe, avec un profil d’ingénieur, a été de me demander comment concevoir des systèmes de recherche documentaire spécialisés pour le droit. La lecture des travaux récents m’a conduit ailleurs : vers un problème que je n’avais pas anticipé, qui reste largement ouvert, et sur lequel le Québec occupe une position intéressante.
Prenons l’article 5 du Code civil du Québec. Jusqu’au 8 juin 2023, il disposait que toute personne exerce ses droits civils « sous le nom qui lui est attribué ». Depuis cette date, à la suite d’une modification apportée par la Loi portant sur la réforme du droit de la famille (2022, c. 22, a. 1), il énonce qu’elle les exerce « sous le nom de famille et le prénom usuel qui lui sont attribués ». Ce sont quelques mots d’écart, mais deux états du droit différents.
Lire l'article complet sur Laboratoire de cyberjustice »