Utilisation du bâillon à l’Assemblée nationale, dispositions de dérogation non balisée par la cour, volonté politique de limiter la capacité d’expression des contre-pouvoirs; plusieurs événements ont miné l’état de droit au cours des dernières années.
Une situation que la journaliste, autrice et chroniqueuse politique, Chantal Hébert, a aussi pu constater. « Selon moi, il y a eu un point de rupture dans la confiance du public à l’égard des institutions au moment de la pandémie. (…) Et depuis, une de ces conséquences-là, c’est qu’il y a une partie importante de l’électorat – pas majoritaire – qui a convenu à la lumière de son expérience pendant la pandémie, que la Charte des droits ne voulait rien dire. Que finalement, quand ça faisait l’affaire des gouvernements, les libertés qu’on tenait pour acquises comme étant protégées par la Charte ne comptaient pour rien », a expliqué cette dernière.
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