Le débat sur l’abrogation de l’article 43 du Code criminel, qui autorise le recours à « une force raisonnable » pour corriger un enfant, revient périodiquement dans le paysage politique canadien depuis vingt ans. Il s’invite à la Chambre des communes, disparaît des écrans, puis ressurgit. La position internationale du Canada est pourtant claire : la société civile, les communautés autochtones, les pédiatres et le Comité des Nations Unies des droits de l’enfant réclament tous l’abrogation.
Pourquoi alors le législateur fédéral reste-t-il en retrait? Et surtout, si cette disposition était abolie demain, les attitudes des parents canadiens à l’égard des châtiments corporels changeraient-elles réellement? Cette dernière question est rarement posée. Pourtant, elle est centrale.
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