Les procédures de vente
Organisme
d'autoréglementation du courtage d'immobilier du Québec
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AVIS AUX LECTEURS
Avec l'entrée en vigueur de la nouvelle
Loi sur le courtage immobilier le 1er mai 2010, l'ACAIQ
a changé de nom pour devenir l'OACIQ, ou l'Organisme
d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec.
L'OACIQ a hérité de toute l'expertise acquise sous l'ACAIQ
et assure la même mission auprès des courtiers et du
public tout en remplissant de nouvelles obligations
prévues à la Loi.
Veuillez prendre note que les guides de l'acheteur et
du vendeur n'ont pas été mis à jour depuis le changement
de loi. Leur réédition est actuellement en cours.
Nous vous invitons donc à vous y référer en attendant
que les guides révisés soient prêts. Il faut toutefois
garder en tête que plusieurs changements seront apportés
à la prochaine édition de ces guides.
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Contenu
Les procédures de vente
Le contrat de courtage
La mise en valeur de votre
maison
La promesse dachat
La contre-proposition
Le contrat de courtage
exclusif: Achat d'un immeuble
Le transfert de la propriété
Êtes-vous satisfait?
N'ayez pas peur de poser
toutes vos questions
Retour
à la page principale du Guide du vendeur
Le contrat de courtage
Si vous confiez la vente de votre maison à un courtier immobilier,
vous devez obligatoirement signer un contrat de courtage.
Ce contrat établit un lien professionnel entre vous et votre
courtier pour une période déterminée. On y explique en détail
les obligations du courtier et du vendeur.
Types de contrat de courtage
Contrat de courtage exclusif
Le contrat de courtage exclusif engage le vendeur à ne pas
recourir aux services d’un autre intermédiaire pour la vente
de son immeuble. Ce type de contrat garantit au courtier que
son travail visant à vendre la maison sera rétribué au moment
de la vente. Le vendeur peut ainsi escompter que son courtier
consacrera un maximum de temps et d’efforts à la vente de
sa propriété.
Contrat de courtage non-exclusif
Le contrat de courtage non-exclusif signifie que le propriétaire
conserve le droit de vendre son immeuble lui même ou
par l’intermédiaire de toute autre personne de son choix.
Ce type de contrat, bien qu’il paraisse avantageux au premier
coup d’oeil, peut présenter un inconvénient majeur car le
courtier peut perdre sa rétribution aux mains d’un intermédiaire
concurrent, indépendamment des efforts qu’il a déployés, ce
qui a pour effet de l’inciter à consacrer moins d’énergie
à la vente de votre propriété.
Contenu du contrat de courtage
Le contrat de courtage consigne officiellement les obligations
auxquelles s’engagent le courtier et son client. Vous trouverez
ci-après les principaux éléments qu’il doit obligatoirement
contenir dans le cadre de la vente d’un immeuble résidentiel
de moins de cinq logements.
Identification des parties
Le contrat de courtage doit identifier les parties liées
par le contrat. On doit y retrouver les informations suivantes
:
- le nom et l’adresse du courtier ;
- le nom et le numéro de certificat de l’agent ;
- le(s) nom(s) et les coordonnées du (des) propriétaire(s).
S’il s’agit d’une compagnie ou d’une succession, il faut
indiquer sa dénomination sociale et le nom de la personne
qui la re-présente. Si le vendeur a recours à un mandataire,
il est essen-tiel de fournir une procuration au courtier.
N.B. : Il est très important que votre courtier vérifie si vous
êtes l’unique propriétaire de l’immeuble. Si votre conjoint
en est le pro-priétaire, vous n’avez pas le pouvoir de le représenter
sans avoir obtenu une procuration au préalable. Par ailleurs,
l’intervention du conjoint est parfois essentielle. L’immeuble
ou une partie de celui-ci peut, par exemple, faire l’objet d’une
déclaration de résidence familiale ou encore le régime matrimonial
du vendeur peut rendre nécessaire l’intervention du conjoint.
Objet et durée du contrat
L’objet du contrat définit la raison qui lie les parties,
soit la vente de l’immeuble. La durée précise quand le contrat
se terminera. À défaut d’avoir indiqué une date et une heure
d’expiration, le contrat expirera 30 jours après son entrée
en vigueur.
Description de l’immeuble
Lorsque vous désirez vendre votre maison, plusieurs informations
importantes doivent être recueillies et vérifiées dès le début
(grandeur du terrain, montant des taxes, état général de la
maison et de ses principales composantes, etc.). Il est essentiel
que vous fournissiez à votre courtier ou à votre agent tous
les renseignements relatifs à l’immeuble, de même que tous
les documents pouvant lui permettre de s’acquitter pleinement
de son rôle, n'otamment l'acte d'acquisition. Le certificat
de localisation décrivant l’état actuel de l’immeuble est
nécessaire dès la signature du contrat de courtage. Si des
corrections doivent y être apportées, c’est le bon moment
de le faire. Vous aurez également besoin du certificat de
localisation au moment de la signature de l’acte de vente.
Le contrat de courtage doit contenir une description détaillée
de l’immeuble, incluant :
- l’adresse ;
- la désignation cadastrale ;
- les mesures et la superficie du terrain.
Si l’immeuble est une copropriété, le contrat doit spécifier
s’il s’agit d’une copropriété divise ou indivise. Il faut
également y spécifier le nombre et les numéros des espaces
de stationnement et de range-ment qui sont inclus dans la
vente ainsi que les numéros correspondants. Une copie de la
déclaration de copropriété et des règlements de l’immeuble
devrait être fournie au courtier dès la prise de contrat de
courtage.
Prix de vente
L’une des étapes essentielles de la vente de votre maison
est l’éta-blissement d’un prix de vente réaliste. Pour y arriver,
il vous faut connaître l’état actuel du marché. Votre courtier
ou votre agent pourra vous donner une idée de la valeur réelle
de votre maison en la comparant aux autres propriétés semblables
actuellement en vente dans le voisinage, ou vendues récemment.
Il vous sera ainsi plus facile de fixer un prix de vente juste
et compétitif.
Vous vous devez également d’identifier les éléments qui
peuvent agir positivement ou négativement sur la valeur de
votre maison :
- site ;
- dimensions;
- année de construction et état de conservation de l’immeuble;
- nombre et disposition des pièces;
- matériaux de construction utilisés;
- aménagement du terrain;
- caractéristiques particulières du secteur;
- etc.
Cet exercice vous incitera peut-être à réduire le prix demandé
pour votre propriété car un prix trop élevé par rapport au marché
éloignera les acheteurs et aura par conséquent une influence
directe sur le temps nécessaire à la vente. Rappelez-vous qu’un
immeuble trop longtemps sur le marché tend à perdre de la valeur
aux yeux des acheteurs.
Si le propriétaire désire modifier le prix demandé en cours
de contrat, il faut alors remplir un formulaire « Modifications
et avis de réalisation de conditions ».
Frais reliés au remboursement
Si l’acheteur choisit de ne pas assumer votre hypothèque,
ce qui est généralement le cas, vous devez rembourser votre
prêt hypothécaire et faire radier l’hypothèque à vos frais.
Le remboursement anticipé de votre prêt peut alors entraîner
une pénalité dont vous devrez vous acquitter au moment de
la vente de votre maison (voir Tableaux 2 et 3 pour le détail
des frais à prévoir).
Inclusions et exclusions
La question des éléments inclus ou exclus
doit être examinée avec soin avant la signature du contrat
de courtage. Cette étape du proces-sus de vente est trop souvent
l’objet de litiges entre le vendeur et l’acheteur. C’est pourquoi
nous vous recommandons d’y apporter le plus de précisions
possible. Le mieux est de faire état de tous les biens qui
pourraient porter à confusion en précisant ceux qui sont inclus
et ceux qui sont exclus de façon spécifique en indiquant,
par exemple, leur couleur, leur marque et leur numéro
de série:
- le chauffe-eau ou la thermopompe;
- le climatiseur;
- les installations de rideaux et les stores;
- les appareils électroménagers;
- le cabanon;
- les installations électriques;
- etc.
Fonds de copropriété
Le contrat de courtage fait état du fonds de la copropriété
lorsqu’il s’agit d’un immeuble de ce type. Les frais reliés
à l’entretien et à l’administration des parties communes de
la copropriété sont assu-més par ce fonds, qui est constitué
par les copropriétaires en prévi-sion de dépenses éventuelles.
Il est important de noter que les sommes investies dans le
fonds ne sont pas récupérables au moment de la vente de la
copropriété. Il faut considérer ces sommes comme des taxes
foncières.
Prise de possession et signature de l’acte de vente
Les dates de prise de possession et de signature de l’acte
de vente doivent être précisées dans le contrat de courtage.
L’acheteur peut proposer des dates différentes dans la promesse
d’achat mais celles-ci sont sujettes à l’approbation du vendeur
au même titre que les autres clauses de la promesse d’achat.
Elles peuvent cependant faire l’objet de négociations.
Services inter-agences
Au moment de conclure une entente de service avec votre
courtier ou votre agent, il est bon de discuter des activités
promotionnelles (inscription auprès d’un ou plusieurs service(s)
inter-agences, publicité, visites libres, etc.) visant à stimuler
la vente de l’immeuble. Ces activités doivent être discutées
et précisées au contrat de courtage avant de le signer, afin
que le propriétaire vendeur sache à quoi s’attendre.
Le service inter-agences constitue certes l’un des outils
promotion-nels les plus fréquemment utilisés car il permet
d’informer les cour-tiers et agents oeuvrant dans votre secteur
de la présence de votre immeuble sur le marché. Ce service
consiste en un répertoire central regroupant l’ensemble des
immeubles en vente dans une région donnée. Maintenant disponible
sur l’Internet, le service inter-agences est un outil promotionnel
efficace.
Si vous désirez vous prévaloir de ce service, vous devez
apposer vos paraphes aux endroits prévus à cette fin sur votre
contrat de courtage et vous assurer que votre courtier a accès
à ce service.
Rétribution du courtier
Le montant et les conditions de la rétribution du courtier
doivent être spécifiés dans le contrat de courtage. La rémunération
du courtier est généralement établie sur la base d’un pourcentage
du prix de vente de l’immeuble, mais elle peut aussi être
forfaitaire. Celle-ci doit être versée au moment de la signature
de l’acte de vente.
Déclarations du vendeur
Le vendeur se doit de prendre des moyens raisonnables pour
transmettre des renseignements exacts à son courtier. Le contrat
de courtage doit par conséquent faire état de tout facteur
susceptible de diminuer la valeur de la maison. Par exemple,
la maison a-t-elle déjà eu des infiltrations d’eau? S’y trouve-t-il
de la pyrite? Une caractéristique particulière de l’immeuble
le rend-elle non assurable ou en augmente-t-elle la prime
d’assurance? Êtes-vous un non-résident ? Si oui, vous devez
fournir une garantie que vous acquitterez certaines taxes
imposées par les autorités fiscales.
Les déclarations du vendeur confirmeront que vous êtes le
seul pro-priétaire de l’immeuble et que ce dernier ne fait
pas l’objet d’un contrat avec un autre courtier. Elles attesteront
également que l’im-meuble est libre de toute redevance, charge
ou limitation de droit privé ou public autres que les servitudes
habituelles et apparentes d’utilité publique. Dans le cas
contraire, vous devrez en informer le courtier dans votre
contrat de courtage. Vous devez également aviser votre courtier
de tout avis reçu d’un assureur, de la municipalité, etc.
concernant votre immeuble.
Obligations du vendeur
Le contrat de courtage établit clairement les obligations
du vendeur. Ces obligations touchent notamment la question
de l’exclusivité, les documents à fournir au courtier (certificat
de localisation), la publicité, les visites, etc.
Obligations du courtier
Les obligations du courtier sont également précisées dans
le contrat de courtage. On y aborde les questions de la loyauté,
de la compétence, du devoir d’information et de vérification
des rensei-gnements, la publicité, les obligations de divulgation,
les conflits d’intérêts, etc.
Signature du contrat de courtage
Prenez le temps de lire votre contrat avec votre courtier
ou votre agent avant de le signer et n’hésitez pas à poser
des questions si vous n’avez pas compris certaines clauses.
Vous trouverez de nombreux renseignements à l’endos de votre
contrat. Le centre de renseignements Info OACIQ pourra répondre
à vos questions, si nécessaire.
Vérification des informations
Votre courtier ou votre agent vous fournira une copie de
la fiche descriptive de votre maison afin que vous puissiez
vous assurer que la déclaration y figurant sont conformes
à celle du contrat de courtage. Si elle contient des
erreurs, le courtier doit les corriger et vous en transmettre
une nouvelle. La fiche descriptive servira à la mise en marché
de la propriété et sera fournie à toute personne s’y montrant
intéressée.
Entrée en vigueur
Le contrat de courtage prend effet à compter du moment où
vous recevez votre double du contrat signé par le client et
le courtier ou l’agent. Vous pouvez vous dédire de votre contrat
dans les trois jours suivant la réception du double.
Après ce délai, si le contrat contient la mention «irrévocable»,
vous ne pourrez y mettre fin sous aucun prétexte ni en modifier
la durée, à moins que le courtier ou l’agent n’y consente.
Si le contrat ne contient pas la mention « irrévocable »,
vous pouvez mettre fin à votre contrat de courtage en faisant
parvenir à votre courtier un avis par courrier recommandé.
La mise en valeur de votre maison
Le succès de la vente de votre maison dépend en partie de
l’impression que les acheteurs potentiels en auront en la
visitant. Sa mise en valeur revêt donc une importance primordiale.
Une foule d’éléments peuvent contribuer à vous faire obtenir
le meilleur prix possible pour votre propriété. Certains d’entre
eux entraînent des frais, mais ceux-ci pourront probablement
être récupérés au moment de la vente de votre maison. Vous
trouverez, à la page suivante, une fiche de préparation afin
de vous aider à planifier les opérations de préparation de
votre maison, en vue de sa mise en vente.
Premières impressions
Les premières impressions ont un impact considérable sur
la perception que l’on conserve à la suite d’une visite. Il
faut donc passer en revue certains aspects visuels. L’extérieur
de la maison est-il en bon état? Les gouttières ont-elles
besoin de réparations? Le garage est-il rangé? Les carreaux
brisés ont-ils été remplacés? Le gazon a-t-il été coupé et
ratissé? Les haies et les arbustes ont-ils besoin d’être taillés?
Si c’est l’hiver, la neige a-t-elle été enlevée? La sonnette
fonctionne-t-elle? Les garnitures de la porte sont-elles en
bon état?
Aspect intérieur
Les fissures sont-elles réparées? Des retouches de peinture
sont-elles souhaitables? Les robinets qui fuient ont-ils été
réparés? Y a-t-il des ampoules grillées? Les portes ont-elles
besoin d’une goutte d’huile?
Salles de bains
Les salles de bains brillent-elles? Les joints autour de
la baignoire ont-ils été refaits? Les planchers sont-ils propres?
Cuisine
Un ménage en profondeur s’impose-t-il? L’évier et les robinets
sont-ils propres? Les armoires sont-elles impeccables à l’intérieur
comme à l’extérieur?
Ambiance
Les lumières sont-elles allumées? Le climatiseur fonctionne-t-il
s’il fait chaud? Y a-t-il un feu dans la cheminée s’il fait
froid? Les rideaux sont-ils ouverts durant le jour? Avez-vous
pensé à mettre un peu de musique en sourdine? Vos plantes
et vos fleurs ont-elles fière allure? Les animaux sont-ils
absents ou enfermés pendant les visites? L’aération est-elle
suffisante?
Fiche de préparation
Faites la liste des travaux nécessaires afin de mettre en
valeur votre résidence. La perception des visiteurs à son
endroit n’en sera que meilleure. Peut-être êtes-vous en mesure
d’exécuter plusieurs travaux vous-mêmes, ce qui facilitera
la vente de votre immeuble sans qu’il vous en coûte cher.
Il se peut toutefois que certains travaux nécessitent la participation
d’un fournisseur rémunéré. Ces travaux, s’ils ne peuvent garantir
que le prix de vente sera rehaussé pour compenser leur coût,
augmenteront à tout le moins vos chances de vendre votre immeuble
plus rapidement.
Frais de vente
Il faut prévoir quelques dépenses complémentaires à l’occasion
de la vente d’un immeuble, afin de défrayer certaines opérations
qui sont à la charge du vendeur. Vous retrouverez ci-dessous
la liste des principales dépenses à prévoir.
Produit net de la vente
Le produit net de la vente est la somme résiduelle découlant
de la vente de l’immeuble, une fois que l’on a soustrait tous
les frais de vente.
La promesse d’achat
La promesse d’achat est un document contractuel au moyen
duquel une personne s’engage à acheter un immeuble. En retour,
il signale également que le vendeur s’engage à vendre l’immeuble,
une fois la promesse d’achat acceptée.
Il est à noter que l’utilisation du formulaire de promesse
d’achat de l’OACIQ est obligatoire lorsqu’il s’agit d’un immeuble
principalement résidentiel de moins de cinq logements appartenant
à un particulier.
Contenu de la promesse d’achat
Le formulaire de promesse d’achat est obligatoire et son
contenu ne peut pas faire l’objet de modifications systématiques.
Il est important de vous assurer que les informations qui
y figurent sont conformes à celles du contrat de courtage.
Identification des parties
La promesse d’achat doit identifier les parties liées par
le contrat, soit le vendeur et l’acheteur. On doit y retrouver
les noms et adresses de l’acheteur et du vendeur.
Objet du contrat
Comme son nom l’indique, l’objet de la promesse d’achat
est l’achat d’un immeuble.
Description de l’immeuble
La promesse d’achat doit contenir une description détaillée
de l’immeuble, incluant l’adresse, la désignation cadastrale,
les mesures et la superficie du terrain.
Si l’immeuble est une copropriété, le contrat doit spécifier
s’il s’agit d’une copropriété divise ou indivise. Il faut
également y spécifier le nombre d’espaces de stationnement
et de rangement et les numéros correspondants.
Prix et acompte
La promesse d’achat doit indiquer de façon explicite le
prix offert par l’acheteur. L’inscription du prix prévoit
généralement que le paiement couvrira la totalité du montant
au moment de la signature de l’acte de vente.
Au moment de déposer une promesse d’achat, l’acheteur peut
remettre au courtier inscripteur un acompte sur l’achat de
l’immeuble. Un espace est prévu à cette fin sur le formulaire
de promesse d’achat. L’acompte qui doit être déposé dans un
compte en fidéicommis, peut également être remis au courtier
collaborateur ou au notaire instrumentant si le courtier inscripteur
n’a pas de compte en fidéicommis. La somme remise suivant
les termes de la promesse d’achat sera imputée au prix d’achat
ou retournée à l’acheteur si la promesse devient nulle. La
promesse d’achat
Déclarations et obligations de l’acheteur
La promesse d’achat renferme une clause stipulant que l’acheteur
a examiné l’immeuble et s’en dit satisfait. Il est d’ailleurs
fortement recommandé de faire inspecter l’immeuble par un
expert en bâtiment. Dans le cas d’une copropriété, l’acheteur
y précise qu’il a examiné la déclaration de copropriété, y
compris le règlement de l’immeuble et le fonds de réserve,
et s’en dit satisfait. Il est important de rendre la promesse
d’achat conditionnelle à la vérification de ces documents.
La promesse d’achat stipule également que l’acheteur s’engage
à payer le droit de mutation, une taxe imposée par les municipalités
pour tout transfert du droit d’une propriété sur son territoire.
Cette taxe est de 0,5 % du prix de vente (ou du montant de
la contrepartie inscrite à l’acte de transfert, ou de la valeur
inscrite au rôle d’évaluation municipale, selon le plus élevé)
pour les premiers 50 000 $, plus 1 % de 50 000 $ à 250 000
$, et 1,5 % de 250 000 $ et plus.
Les frais de l’acte de vente (frais de notaire) sont également
à la charge de l’acheteur.
Finalement, les déclarations de l’acheteur stipulent que
celui-ci ne doit pas vendre ses droits dans la promesse d'achat,
à moins qu’il n’en ait l’autorisation écrite du vendeur.
Déclarations et obligations du vendeur
Le vendeur fait lui aussi certaines déclarations dans le
cadre de la promesse d’achat. Il est tenu de garantir à l’acheteur
que le bien et ses accessoires sont exempts de vices cachés,
à moins de le spécifier autrement dans la promesse d’achat.
Le vendeur déclare notamment n’avoir connaissance d’aucun
facteur susceptible de diminuer la valeur de l’immeuble. En
plus des vices cachés, il continue a priori d’être responsable
des vices qu’il connaissait, mais qu’il n’a pas déclarés.
Le vendeur doit également déclarer n’avoir reçu aucun avis
d’une autorité compétente indiquant que l’immeuble n’est pas
conforme aux lois et règlements en vigueur, ni aucun avis
d’un assureur auquel il n’aurait pas remédié.
Le vendeur doit attester que l’immeuble est muni d’un service
d’aqueduc et d’égout ou d’autres éléments épurateurs, sinon
il doit préciser les systèmes d’alimentation et d’évacuation
des eaux.
Il doit confirmer que l’immeuble ne fait pas partie d’un
ensemble immobilier, qu’il n’est pas assujetti à la Loi sur
la protection du territoire agricole, qu’il n’est pas un bien
culturel classé ou historique, conformément à la Loi sur les
biens culturels.
Le vendeur doit également attester de la conformité de l’immeuble
à la loi et aux règlements relatifs à la protection de l’environnement.
Lorsque l’immeuble comporte des baux, il doit en être fait
mention dans les déclarations du vendeur.
Livraison de l’immeuble
La promesse d’achat contient une clause dans laquelle le
vendeur s’engage à livrer l’immeuble dans l’état où il se
trouvait lors de l’examen de l’acheteur.
Frais de remboursement et de radiation
Les frais liés au remboursement et à la radiation de toute
créance garantie par hypothèque dont le paiement ne serait
pas assumé par l’acquéreur sont à la charge du vendeur.
Documents de propriété
La promesse d’achat précise les obligations du vendeur relativement
aux titres de propriété. Ainsi, le vendeur doit fournir à
l’acheteur un bon titre de propriété attestant que l’immeuble
est libre de toute redevance, charge ou limitation de droit
privé ou public autre que les servitudes habituelles. Il doit
fournir des copies authentiques du titre d’acquisition ainsi
que le certificat de localisation décrivant l’état actuel
des lieux. Un nouveau certificat est à la charge du vendeur.
Vice ou irrégularité
La promesse d’achat prévoit un mécanisme au cas où l’acheteur
découvrirait un vice ou une irrégularité affectant les titres
ou une non-conformité à une garantie offerte par le vendeur,
après la signature de la promesse d’achat.
Intervention du conjoint
La promesse d’achat contient aussi une clause prévoyant
que le vendeur doit fournir une preuve de consentement du
conjoint si le régime matrimonial le rend nécessaire.
Déclarations et obligations communes aux parties
La promesse d’achat prévoit des déclarations et obligations
communes aux parties :
- le choix d’un notaire pour la signature de l’acte de vente
;
- les répartitions relatives aux taxes foncières, aux taxes
générales, aux dépenses de copropriété, aux réserves de
combustible et aux revenus et dépenses afférents à l’immeuble
;
- la date de signature de l’acte de vente ;
- la retenue chez le notaire de la rétribution du
courtier;
- les éléments, accessoires ou biens inclus
et exclus ainsi que les appareils en location.
Référence aux annexes
La promesse d’achat peut contenir une référence à des annexes.
Ces dernières font partie intégrante de la promesse d’achat.
L’Annexe A, par exemple, contient toutes les clauses relatives
au prix et au financement, tandis que l’Annexe B comporte
les clauses-types applicables à la transaction, dont la clause
d’inspection de l’immeuble. Il en existe d’autres comme l’Annexe
G, l’Annexe pyrite, les Déclarations du vendeur, etc.
Conditions d’acceptation
Les conditions d’acceptation de la promesse d’achat établissent
les délais de l’acceptation et de la notification. Le délai
d’acceptation de la promesse d’achat établit la date et l’heure
limites fixées au vendeur pour accepter la promesse d’achat.
Pendant ce délai, l’acheteur ne peut retirer sa promesse d’achat.
Le délai de notification de l’acceptation établit la période
pendant laquelle l’acceptation doit être notifiée par le vendeur
à l’acheteur pour être valide. Ces délais sont importants;
s’ils ne sont pas respectés, la promesse d’achat est nulle
et non avenue.
Notez, par ailleurs, qu’une contre-proposition peut-être
faite en dehors du délai d’acceptation.
Signatures
La promesse d’achat doit porter la signature de tous les
acheteurs et des vendeurs ainsi que celle de leurs conjoints
respectifs, s’il y a lieu. Chaque exemplaire doit porter la
signature originale de chacune des parties. La signature d’un
témoin est recommandée, mais non essentielle à la validité
du contrat.
À RETENIR
Assurez-vous de bien lire et de comprendre la promesse d’achat
lorsqu’on vous en propose une. Posez toutes les questions
utiles à votre courtier ou à votre agent afin qu’aucun doute
ne subsiste dans votre esprit.
Déclarations
Vos déclarations inscrites au contrat de courtage devraient
également apparaître sur la promesse d’achat. Si certains
éléments n’y figurent pas, vous pouvez les ajouter au moyen
d’une contre-proposition.
Désignation cadastrale
Assurez-vous de l’exactitude de votre désignation cadastrale
(numéro, domaine ou canton) et de la superficie du terrain.
Vérification des dates
Faites en sorte que les dates de l’acte de vente, des répartitions
et de la prise de possession correspondent à vos besoins et
ne cédez pas vos droits tant que l’acte de vente n’a pas été
conclu.
Éléments inclus et exclus et conditions
Assurez-vous que les éléments inclus et exclus ainsi que
la liste des appareils en location sont inscrits selon votre
consentement et que les conditions de l’acheteur sont réalisables
dans les délais précisés.
Réception des promesses d’achat
À titre de vendeur, vous avez le droit de recevoir toutes
les promesses d’achat déposées à la suite de la mise en marché
de votre immeuble. Pour éviter tout ennui ultérieur à ce propos,
donnez-y suite.
La contre-proposition
En tant que propriétaire vendeur d’un immeuble, vous pouvez
accepter ou refuser toute promesse d’achat qui vous est présentée.
Vous avez également la possibilité de présenter une contre-proposition
à l’acheteur. La contre-proposition a comme premier effet
de signaler votre refus d’une promesse d’achat. Elle vous
permet d’accompagner ce refus d’une nouvelle proposition qui
vous serait acceptable.
Vous pouvez faire une contre-proposition pour inclure ou
exclure certains éléments, modifier le prix de vente ou tout
simplement apporter une précision à votre offre.
À son tour, l’acheteur peut faire une contre-proposition
en réponse à votre contre- proposition, et ainsi de suite.
Changements
Toute contre-proposition a pour effet d’annuler les contre-propositions
précédentes faites par l’acheteur ou le vendeur. Il faut,
en tenant compte des mentions à la promesse d’achat, reprendre
tous les éléments inclus et exclus, y compris ceux qui ont
été retenus par les parties lors des étapes précédentes.
L’entente qui liera l’acheteur et le vendeur sera constituée
de la promesse d’achat telle qu’elle a été modifiée par la
dernière contre-proposition acceptée.
Conditions d’acceptation
Les conditions d’acceptation de la contre-proposition établissent
les délais de son acceptation et de sa notification. Ainsi,
comme pour la promesse d’achat, le délai d’acceptation de
la contre-proposition établit la date et l’heure limites fixées
pour l’accepter. Pendant ce délai le proposant ne peut retirer
sa contre-proposition, et le délai de notification de l’acceptation
établit la date et l’heure pendant lesquelles l’acceptation
doit être notifiée pour être valide.
Le contrat de courtage exclusif:
Achat d'un immeuble
L’acheteur d’un immeuble peut procéder de plusieurs façons
pour mener à bien ses recherches et compléter sa transaction.
Il peut choisir d’agir seul, auquel cas il pourrait être appelé
à transiger directement avec le propriétaire de l’immeuble
convoité si celui-ci a choisi de vendre sans utiliser les
services d’un courtier. L’acheteur est alors laissé à lui-même,
tant pour apprécier la valeur de l’immeuble que pour mener
à bien la transaction.
L’acheteur peut aussi choisir d’avoir recours au service
d’un courtier immobilier. Traditionnellement, le courtier
immobilier qui accompagne un acheteur le fait sans contrat.
Si l’acheteur transige sur une propriété vendue par le courtier
avec lequel il fait ses démarches, celui-ci sera rétribué
par le vendeur avec lequel il a un contrat de vente. Cela
ne change rien au fait que le client du courtier demeure le
vendeur et non l’acheteur.
Si l’acheteur transige sur une propriété mise en vente par
un courtier autre que celui dont il a retenu les services,
là non plus il n’aura pas à rétribuer directement le courtier
puisque celui-ci le sera par l’autre courtier à titre de collaborateur.
L’acheteur peut aussi choisir de signer un contrat de courtage
pour l’achat d’un immeuble, par lequel seront établis les
objets et conditions du travail que devra effectué le courtier,
incluant une rétribution payée directement par l’acheteur
au courtier. Bien qu’il ne s’agisse pas encore d’une pratique
très répandue, il pourrait être avantageux pour un acheteur
de convenir d’une telle entente dans certaines circonstances,
particulièrement lorsque l’immeuble convoité est mis en vente
directement par le propriétaire.
Il est recommandé à l’acheteur qui conclut une entente avec
un courtier pour l’achat d’un immeuble d’utiliser le contrat
type édité par l’Organisme d'autoréglementation du
courtage d'immobilier du Québec. Le Contrat de courtage
exclusif – Achat d’un immeuble de l’OACIQ a été élaboré de
façon à assurer un maximum de protection au consommateur tout
en établissant clairement les bases sur lesquelles le courtier
agira. On y prévoit les caractéristiques essentielles et supplémentaires
de l’immeuble souhaité, le prix et les conditions d’achat
recherchés. Sont aussi prévus au contrat la rétribution du
courtier acheteur, de même que les obligations respectives
de l’acheteur et du courtier.
Le transfert de la propriété
Une fois la promesse d’achat ou la contre-proposition acceptée
et toutes les conditions réalisées, l’étape suivante consiste
à officialiser la transaction. Les deux principales composantes
de cette étape sont l’examen des titres et l’acte de vente.
Le transfert de la propriété requiert la participation d’un
notaire, mais votre courtier ou votre agent immobilier continue
de jouer un rôle central à cette étape de la transaction immobilière.
Il s’assurera notamment que tous les documents requis sont
disponibles et apportera son aide en cas de difficultés.
Examen des titres
En effectuant les recherches nécessaires, le notaire sera
en mesure de garantir à l’acheteur un titre de propriété incontestable.
À l’aide du certificat de localisation, il pourra vérifier
si les dimensions du terrain sont exactes, si l’immeuble est
bien érigé sur le terrain vendu, si la maison a été construite
conformément aux règlements municipaux et aux lois de zonage.
Il vérifiera également si la propriété du voisin empiète sur
le terrain, s’il existe des droits de passage, etc.
Par l’examen des titres, le notaire pourra déceler les charges
ou droits réels susceptibles d’affecter ou de limiter le droit
de propriété.
Acte de vente
L’étape finale de la transaction est la rédaction de l’acte
de vente, qui a pour effet d’officialiser l’achat de l’immeuble.
Le notaire y précisera notamment les clauses et conditions
essen-tielles à la protection de vos droits.
Inscription des droits de propriété
Une fois l’acte de vente conclu, le notaire verra à inscrire
la transaction au Bureau de la publicité des droits. Il peut
retenir les fonds tant que cette étape n’a pas été franchie.
Êtes-vous satisfait?
N'ayez pas peur de poser toutes
vos questions à votre courtier ou agent immobilier
Vous vous apprêtez à réaliser une transaction immobilière
et mille questions vous assaillent encore. N’hésitez pas,
posez-les à votre courtier ou agent immobilier. Si vous n’obtenez
pas entière satisfaction, entrez en contact avec le directeur
de l’établissement ou le courtier au nom duquel travaille
votre agent. Il fera en sorte que vous puissiez prendre une
décision en toute connaissance de cause.
Info OACIQ
Le centre de renseignements Info ACAIQ peut également vous
fournir de l’information concernant la Loi sur le courtage
immobilier et ses règlements, le contrat de courtage, la promesse
d’achat et les autres formulaires édités par l’Association,
ainsi que sur toute question relative aux activités, produits
et services de l’ACAIQ.
Info OACIQ
450 676-4800 ou 1 800 440-5110
info@oaciq.com
Assistance OACIQ
Le Service d’assistance, ou Assistance OACIQ, est la porte
d’entrée pour solliciter l’aide de l’Organisme et dénoncer
les cas d’infraction. Qu’elles soient soumises par un consommateur
ou un membre de l’Organisme, toutes les demandes d’assistance
sont reçues par ce service qui en fait l’analyse pour déterminer
la nature du problème et laquelle des différentes ressources
de l’Organisme est la plus apte à le traiter.
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Ces guides sont produits par l’Organisme d'autoréglementation
du courtage d'immobilier du Québec (OACIQ). Pour
obtenir de plus amples informations, communiquez avec
l'association aux coordonnées suivantes :
4905, boul. Lapinière, bureau 2200
Brossard (Québec)
J4Z 0G2
Téléphone : 450 676-4800 ou 1 800 440-5110
Internet : www.oaciq.com
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Dernière mise à jour: 3 ième édition
(2004)
Avis : L'information
présentée ci-dessus est de nature générale et est mise à votre
disposition sans garantie aucune notamment au niveau de son
exactitude ou de sa caducité. Cette information ne doit pas
être interprétée comme constituant un ou des conseils ou avis
juridiques. Si vous avez besoin de conseils juridiques particuliers,
veuillez consulter un avocat ou un notaire.
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